EN TRES GRANDE DIFFICULTE POUR POSTERLa quête de demain

EN TRES GRANDE DIFFICULTE POUR POSTERLa quête de demain


La quête de demain


Introduction

________ 5 Mars, 19h57

___ Les gouttes vinrent violemment s'écraser sur la paroi du véhicule. Le bruit du contact entre l'eau et le métal rendait la musique de radio inécoutable. Dans un geste presque brusque, le petit bouclé éteignit la station et laissa le bruit des essuie-glaces s'épandre dans tout l'intérieur. Puis, il tourna. Un carrefour se trouvait en face. Ne voyant personne sur la route, Daniel envoya un léger coup sur l'accélérateur et la voiture fit un bond en avant. Il prit ensuite la sortie de gauche et une grande place s'offrit à lui. Son voisin, ne parlait pas. Il regardait les gouttes de pluies tomber ainsi que tout ses gens courir se mettre à l'abri à l'affût de l'orage soudain. Entre le peu de temps que Danny eut tourné, le feu d'en face passa au rouge. Il freina brusquement, emmenant avec lui une violente bousculade l'obligeant à ralentir. Et le feu repartit au vert.

« Apres le deuxième feu, tu tournera à droite.. » ordonna son compère.

___ Sans réponse, il comprit que le conducteur le conduirait là où il le voulait. Les trois feux tricolores furent vite là et Daniel tourna à droite comme lui avait suggéré son co-pilote. Prenant de la vitesse, il saisit le tournant dans une telle rapidité que son compagnon du se tenir à la poignée du haut pour ne pas se payer la vitre de gauche. Puis il reprit allure légal. Dans cette rue, tout était sombre. Les immeubles et maisons étaient très mal propre et les chaussées vachement mal entretenues. Le peu d'éclairs dans le ciel semblaient bien mieux éclairer que les lampadaires plantés sur les trottoirs par endroit stratégiques. Se faisant doubler par les vélos, il attendait visiblement qu'on lui donne les indications suivantes afin de poursuivre sa route. Il se pencha sur son volant et examina tous les panneaux.

« Et ensuite.. où est ce que je vais ?
_ Tout droit, et quand tu verras un grand bâtiment de brique rougeâtre, tu t'arrêteras. »

___ Sans broncher d'impatience, il reprit la route. 3,11 miles.. 6,21 miles.. 12,43 miles. Plus personne ne traînait dans les rues à présent. L'orage semblait avoir viré à la tempête. Les bords de routes étaient maintenant tout inondés. Mais il avançait, laissant derrière lui une traînée d'eau glisser dans les airs sous ses pneus. La route filait droit, aucun carrefour. Telle une autoroute interminable, dans l'obscurité total. Mais au bout de quelques kilomètres de plus, une petite sortie s'écartait sur la droite dans laquelle le fameux bâtiment rouge s'étalait dans le paysage. Daniel enclencha son clignotant et prit la brochure. Il se déporta sur le côté de la chaussée glissante et se stoppa. Il freina et regarda longuement l'espace. Les gouttes d'eaux formaient d'immenses lacs sur les gouffres de la route. La Lune venait parfois se refléter dans certaines d'elles. Les maisons et immeubles se suivaient comme une file indienne. Longeant toute la longueur des trottoirs, elles ne semblaient faire qu'un seul et même bâtiment. En face de quoi, d'immondes bennes à ordures gisaient à moitié débordante. Les vielles saletés qui en dépassaient s'humidifiaient sur les trottoirs à cause de l'eau. En face, un arbre à moitié mort brouillait à la suite de la route, pointant sur l'entrée principale d'une maison. Celle-ci possédait seulement trois fenêtres. De l'extérieur, on aurait pu croire qu'elle n'était pas habitée. Aucun rideaux, pas de voitures... même la porte était vide. Quant aux parois, elles regorgeaient de mauvaises herbes. Du palier jusqu'aux gouttières, les verdures recouvraient presque toute la surface. A côté de cette vielle bicoque se posait le fameux bâtiment de brique rouge. Ce n'étaient pas vraiment des briques rouges ; plutôt des variantes entre le rouge feu, le orange, le marron et le magenta. Mais, dans tout ça , le noir de l'endroit rendait toutes ces couleurs vraiment sinistre. Peu important qu'elles auraient été jaune fluo ou bleues ciel ou même blanches, Danny en avait la chair de poule rien qu'en les voyant. Et l'immensité du bâtiment en disait beaucoup sur les habitants. Renfermé, peu sociable, mesquin, étranger.. très bizarre.
___ Depuis les quelques minutes qu'ils s'étaient garés dans cette ruelle, son compagnon avait eut le temps de passer un court coup de fil : « Je suis là » avait-il dit. Ce fut qu'à quelques minutes de cela qu'une silhouette se dessina sur le trottoir d'en face. Il semblait habillé en noir et apparemment, le sombre y était voulu et approuvé. Sans dire un mot, l'homme du côté passager sortit du véhicule abrité d'un parapluie et referma brusquement la porte derrière lui. Daniel était complètement captivé. Ne sachant pertinemment pas ce qui se tramait, sa curiosité empressait son envie de savoir. Son talon droit tapé nerveusement la moquette sous le tableau de bord, son impatience l'emporta. Il monta sa capuche sur sa tête et ouvrit sa portière. Faisant très attention à ce qu'elle n'effleure pas le trottoir il sortit ensuite de la voiture. Les gouttes de pluies vinrent de suite tremper le veston du jeune bouclé. Il passa sa tête au dessus du transport et se mit à crier.

« Eh ! »

___ A l'entente de son appel, l'individu se retourna brusquement. Son regard noir croisa un instant celui du guitariste. Un frisson lui parcouru violemment l'échine. Tout comme son accoutrement, son iris était très sombre. Dans la nuit, tout le monde aurait pu parier qu'elles étaient totalement noires. Vaguement inquiet, il rajouta :

« Euh, c'est juste que j'aimerais rentrer avant l'heure du dîner, fit-il à l'égard de son ami.
_ Pas de soucis vieux, cria t-il sous l'effondrement de le pluie, j'arrive dans deux petites minutes. »

___ Puis, non très convaincu de cette réponse, il ré entra dans sa voiture. Le froid c'était maintenant mêlé au vent. Ou était-ce juste l'étrange regard que lui avait lancé l'homme qui le glaçait jusqu'au sang.. Sachant qu'il le regardait encore, il prit un petit risque et tourna sa tête en sa direction ; il avait vu juste. Il l'observait, intensément. Apeuré, il détourna rapidement les yeux. Un bruit angoissant lui broya les tympans. Encore se serait-il rendu compte que ce n'étaient que ses genoux qui claquaient si il n'avait pas baissé sa garde. Mais sa curiosité le gagna. Il jeta un léger regard furtif dans son rétroviseur. Il ne le regardait plus. Il avait les mains dans ses poches et semblait tripoter quelque chose à l'intérieur. Mais son attention fut vite ramenée sur son ami. Sa grande veste était un vieux modèle en cuir, il avait fait fureur l'hiver dernier. Il en tira de sa poche intérieure un petit sachet blanc. Danny savait ce que c'était, mais s'efforça d'y croire. A la suite de quoi, il le tendit au mystérieux homme et prit en échange une poignée de billets. Il les planqua bien vite dans sa poche avant et puis serra la main à son client. Le regardant s'éloigner, il ne fit pas tout de suite attention à son ami qui venait tout juste d'entrer dans la voiture, emportant avec lui une mer de gouttes de pluie. Il souffla, l'air de rien. Danny enclencha le moteur. Un demi tour s'imposa. La lumière des phares entre les gouttes, il reprit la route du retour. Le silence était toujours là, quand son compagnon décida de le briser.

« Merci encore de m'avoir conduit ici.
_ Je t'en prie Darren. »

___ Darren Stine. 23 ans et quelques, il vivait dans un petit quartier pauvre du New Jersey avant de venir s'installer à Londres. Il était venu s'installer dans le pays pour affaires. Avec tous ses chiens, il s'était installé l'an dernier dans un petit loft en plein centre de Londres. A à peine la vingtaine d'années, il semblait vraiment bien réussir sa vie. C'est ce qui attira d'ailleurs Danny dans les griffes de ce prenommé Darren. A plusieurs reprises il essaya de connaître le secret de sa réussite mais nombreuses furent les fois où elles restèrent inconnues.
___ L'orage s'était vaguement calmé depuis le départ, mais la tension régnait dans la voiture. Mal à l'aise Danny engagea.

« Et sinon, qu'est ce que t'es venu faire dans ce coin paumé ? dit-il en rigolant.
_ Ce type était un ... client, hésita Darren.
_ J'ai vu que vous avez fait échange, se risqua t-il. C'était quoi ?
_ De la drogue. »


Correction d'Ultraviiolet

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 15:37

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 17:30

Chapitre 1

_____ 11 Mars, 21h03

___ Danny vint s'asseoir sur le sofa. Dans un soufflement bruyant, il se laissa tomber sur les coussins, creusant au gouffre au milieu de ceux-ci. Son ami, siégeant sur le fauteuil voisin, ne prêta nulle attention à son égard. Ne quittant pas l'écran des yeux, le grand blond rigola à une ânerie stupide de son feuilleton. Le jeune bouclé, harassé, leva sa jambe gauche et la posa brusquement sur l'un des accoudoirs du canapé. Apparemment frappé par sa négligence, le blond tourna son regard sur la basket salle de son ami.

« Dan, ta chaussure. »

___ Il ne suffit que cette phrase courte pour que le prénommé Dan obéisse. Il souffla puis retira sa cuisse. Le bas de se son jean frotta le tissu puis finit sa course sur le sol. La façon dont il était enfouit dans le canapé montrait que la tenue et la classe ne faisaient pas partit de son vocabulaire. Le dossier du sofa s'engouffrait dans sa nuque et ses fesses, qui dépassait de son caleçon négligemment remonté par rapport à son pantalon, tombait presque des coussins.
___ Les quelques minutes qui suivirent, les deux autres musiciens entrèrent dans la pièce. Le plus petit d'eux, en voyant le programme à la télévision, se précipita sur la télécommande ; augmenta le son et vint se jeter dans les coussins du sofa. Bousculé par son ami, Daniel rouspéta de sa secousse et se leva ensuite du siège laissant place au grand brun baraqué. Il se rendit à la cuisine, annonçant qu'il ramenait de quoi se désaltérer. Les baskets frottants le sol, le bouclé ouvrit le frigo dans entre un bâillement bruyant. L'heure tardive qu'affichait l'horloge au dessus de l'évier expliquait le fait que la fatigue gagnait peu à peu le guitariste. De sa main gauche, il saisit quatre bières en canettes et referma la porte du réfrigérateur. Puis, il quitta la cuisine pour se poser sur la table basse du salon, là où ses trois autres amis regardaient leur série télévisée.
___ Jetant des coups d'½il de temps à autres sur l'écran, Danny ouvrait les quatre boissons à l'aide d'un torchon traînant par là. Le bois de la table résonna quand, après une bien longue gorgée, il reposa violemment sa bière au dessus. Sentant le liquide alcoolisé couler dans son estomac lui rafraîchir le corps, il émit un petit gémissement de plaisir. Ses compagnons ne tardèrent pas à l'imiter.

« Alors, comme ça on n' fait rien pour demain, lança le grand blond.
- Demain ? Mais qu'est-ce qu'il y a demain ? interrogea Danny, menteur.
- Et si on faisait la fête ? » suggéra le bassiste inconscient de l'arrivée tardive de son idée.

___ La soirée se continuait alors sur milles et unes idées pour les projets de demain. Plusieurs suggestion avaient été proposées : bowling, restaurant, big fiesta... et d'autres. Mais l'heure de l'arrivée du marchand de sable arriva bien vite.

_____ 01h16
___ Dougie dormait littéralement assit, la tête couchée sur le coussin voisin. Le batteur fixait l'écran luttant contre le picotement de ses yeux qui brûlait le tour des cils. Tom, lui, tombait de sommeil sur son fauteuil, mais réouvrait vite les yeux lorsqu'il sentait sa tête basculer en arrière. Quant à Daniel, il préférait bouger. Il faisait aller et retour entre la cuisine et le salon, rapportant et débarrassant nourriture et boissons. La télévision restait allumée mais plus personne ne regardait vraiment. Les bruitages d'un vieux film d'action culte venants des enceintes se répandaient dans toute la salle, et réveillait par ailleurs parfois le blondinet lors d'une fusillade ou d'une explosion. Lorsqu'il eut enfin la force et la volonté d'ouvrir les yeux pour plus de deux secondes, il dirigea son regard vers l'heure : une heure trente cinq. Prenant son courage à deux mais, il se leva du canapé. Dans un souffle endormi, il souhaita une bonne nuit à tous ses compères et partit se coucher. Manquant à peine de se prendre la porte du salon, seul Danny eut la force vivante de lui répondre, et le bassiste quitta la pièce. Harry ne tarda pas à en faire de même. Il pris son élan dans le dossier et se leva d'un bond. Il pris une dernière gorgée dans le verre qui traînait sur la table basse et monta les escaliers, sans adresser un mot. Faisant son dernier retour de la cuisine, il aperçu son ami qui s'était manifestement fait battre par la fatigue et s'était endormi. Le bouclé le réveilla alors doucement et lui suggéra d'aller se coucher, le persuadant que ce serait beaucoup plus confortable. Balbutiant, il arriva tout de même à monter les marches mais ne manqua apparemment pas de se payer la porte de sa chambre, à l'étage. Ne restant que lui en bas, Danny décida de se boire une dernière bière et d'aller se coucher, seulement après.
___ Assit sur la table de la cuisine, les yeux se fermants et souffrant de la réouverture, il buvait son verre machinalement ; un rot vint même sortir de ses lèvres humides se répandant dans tout l'espace. Le guitariste vint poser son regard sur un magasine qui gisait sur la table de cuisine que le facteur avait déposé dans la boîte aux lettres le matin même. D'un geste las, il amena le catalogue jusque sur la table. C'était un magasine de pub, d'un magasin de musique ; celui du coin de la rue. Longeant le bord de la page, il feuilleta les premiers articles laissant le bleu des feuilles se refléter dans le verre d'à côté. Mais, dans un tournant vif, Daniel fut littéralement captivé, interpellé, intéressé. Sur la page, en haut à gauche, une guitare à motif flammes sur une peinture doré, éléctro-accoustic avait réveillé le beau brun. Il la trouvait magnifique. Pas de doute pour lui, il la lui fallait.

_____ 12 Mars, 12h58

___ Le soleil brillait aujourd'hui, bien occasionnellement. De faibles rayons de soleils se glissaient sous les volets du brun bouclé et reflétaient la poussière qui volait dans l'air chaud. Réveillé par la lumière, il broncha avec déplaisir et glissa sous les draps sur l'épaule droite. Il ouvrit péniblement ses yeux bleus et examina l'heure sur son réveil, en face. Le petit-déjeuné n'était décidément plus d'actualité. Mais cela signifiait que la journée avait déjà bien commencée et qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps. Gémissant, il sortit de ses draps blancs et se rendit dans la salle de bain voisine.
___ De fraîches gouttes d'eau glissaient sur les rebord de la baignoire ; Daniel n'était sûrement pas le seul à être debout. Appuyé sur le bord de l'évier, il fit couler l'eau froide. Il leva ensuite le regard, dans le miroir. Dire qu'il avait un an de plus aujourd'hui. On ne voit pas trop la différence, se disait-il. Ses cheveux bouclaient toujours pour cause d'humidité, ses yeux étaient toujours aussi bleus et ses tâches de rousseurs n'étaient pas sur le point de disparaître. C'était toujours, Danny. Il prit l'eau entre ses deux mains et l'étala sur son visage fatigué. La froideur de l'eau lui glaça les veines. Elle était si froide, que ça lui brûlait les joues. Mais c'était une douleur agréable, elle lui réveilla les neurones. Puis, après avoir refermé le robinet, il quitta son caleçon sal et entra dans la douche.

***

_____ 13h08
___ L'odeur de bacon se répandait dans toute la maison, et quand elle parvenue jusqu'aux narines de Danny, il se précipita au rez-de-chaussée. Dévalant les escaliers à toute vitesse, il conclut que le cuisinier n'était pas seul dans son atelier. Plusieurs voix masculines savouraient le déjeuné puis Danny entra dans la salle. Il ne suffit qu'un simple regard matinal pour que tous ses compagnons se jettent sur lui.
« Joyeuse anniversaire mon grand ! s'écria joyeusement le petit blond en se ruant à son cou
- Alors, qu'est-ce que t'as prévu pour aujourd'hui ? »

___ Tous les regards étaient posés sur lui, attendant visiblement une réponse. Sans mensonge, Danny ne savait absolument pas ce qu'il voulait faire aujourd'hui. Il se gratta la nuque puis acquit un léger sourire crispé.
___ « Bah, ce que vous voulez les gars... »


Edit: Je suis au bord de la crise épileptique. Mes suites arriveront donc moins souvent. Je suis désolée.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 04:33

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 17:42

Chapitre 2

________ 15h27
___ Les rues étaient complètement blindées de monde. Entre les bousculades, les cris et les mendiants, les quatre musiciens – Tom, Danny, Harry et Dougie – profitaient de leur journée de congé. Ils avaient en effet appelés leur manageur le matin même pour le mettre au courant qu'ils prenaient un jour de repos. Et le soleil avait fait accepter l'offre.
___ Dans les rues d'Oxford street, comme tous jours, la foule faisait comble. A la sortie de Baker street sur la ligne Victoria, Tom, suivi de près par ses amis, se planqua sur le côté du trottoir n'empêchant donc personne de passer. Un brouhaha en guise de musique de fond, le grand blond se mit a fredonner un air tendit qu'Harry alluma sa cigarette. Danny, lui, regardait le monde tourner. Entre les gens au téléphone, d'autres les écouteurs dans les oreilles, tous étaient là pour une raison précise. Eux, ils étaient là parce-que c'était son anniversaire et qu'il fallait lui trouver des cadeaux.
___ Peu après leur arrivé, le leader décida de commencer par les magasins du côté Est. Le sourire aux lèvres, ils acquiescèrent tous. La route était longue et les passants ne la rendaient pas très facile. Il était très dur de se faufiler entre les gens sans reverser un sac ou même se payer un arbre ou un poteau. Mais ce fut au bout de quelques mètres de marches que le bassiste se posa. Par chance, un banc un ciment blanc se trouvait sur la droite. Il s'y jeta violemment et reposa ses muscles déjà engourdis par la course. Le bruit était insupportable. Les bébés dans les poussettes ne cessaient de jacasser et les jeunes ados dans les rues criaient comme si leurs vies en dépendaient. C'est dans un souffle bruyant qu'il se releva. Mais ne regardant pas à sa droite, une jeune femme, apparemment pressée lui rentra littéralement dedans faisant tomber son sac à main sur le sol sal.

« Oh, excusez moi mademoiselle » s'empressa t-il de dire.

___ Ses amis à moitié moqueur décidèrent de le « laisser seul avec cette jeune femme afin de faire connaissance » avait sortit bêtement le grand brun. Puis, enfantin, il se laissa distraire par un stand d'articles souvenirs. Tom sortit alors vite son appareil photo et couru presque -laissant son sac à Danny- prendre son ami en photos. Son chapeau rouge, bleu et blanc sur la tête, les deux pouces en l'air Tom ne cessaient de le prendre en flash.
___ Danny se retrouvait seul au milieu de cette foule. Ne sachant que faire, il passa ses mains dans les poches de son jean et se mit à siffler. Le regard inconscient, il fut brusquement interpellé. Là, sur le trottoir d'en face, le magasin de musique se tenait les enceintes brillantes. Précipitamment, il retira les mains de son pantalon et accouru jusque devant la vitrine. Ne prenant même pas la peine de passer sur les passages piétons, ils enjamba la rue esquivant voitures et camions qui passait sur la chaussée. Puis, il fut bien vite sur la rive d'en face. Il leva les yeux : « Music shop ». Le nom n'était pas très recherché mais les articles y étaient de très bonne qualité. Puis, il y resta scotché. Elle se trouvait là, derrière la vitre, sur le drap blanc de l'étagère. Machinalement, il entra dans la boutique. Refermant la porte vitrée derrière lui, d'un seul coup le vacarme ne fut qu'un lointain bruit de fond. Le magasin n'était apparemment pas très visité. Seul la radio emballait l'ambiance.
___ Le magasin était parfaitement bien organisé. Le comptoir se trouvait sur la droite, longeant tout le côté et les rayons s'étalaient en face. Au fond à gauche, les Cds rangés par ordre alphabétique se mêlait avec les posters collés sur les murs. A côté de quoi, les instruments y étaient soigneusement positionnés. Sans réfléchir, il s' y rendit. Tout un tas de guitares y rodaient. Des bleus, des dégradés rouge et noir. Mais au milieu de tout ça, elle était là. La guitare qu'il avait vu la veille dans le magasine. A motif flammes sur une peinture doré, telle qu'il l'avait vu. Mais en vrai, il l'a trouvait tellement plus belle. Il sourit en la voyant. Elle était vraiment magnifique et elle en jetait, comme dirait-il. Apparemment, c'était un tout nouveau model, ce qui expliquait son prix excessif. Mais il n'y prêta aucune attention. Pour ce familiariser avec l'engin, il caressa doucement son manche. Ses doigts glissaient tous seuls. Il se voyait déjà sur scène avec, enchaînant les accords. Les fans hurlant à la mort, par admiration de lui et de sa guitare.
___ Mais il fut vite sortit de sa transe, une des employées arriva derrière lui.

« Je peux vous aider ? »

___ Il se retourna brusquement, surprit par son arrivée. Elle était belle. Elle possédait de magnifiques boucles d'ébène qui ondulait jusque ses coudes. Son uniforme était orange et bleu. Le tablier pourtant simple qu'elle portait mettait étrangement ses formes en valeurs. A travers les ficelles, ses hanches étaient très bien dessinées et Danny l'avait remarqué. Apparemment la casquette blanche qui se trouvait sur sa tête faisait elle aussi partie de l'uniforme exigé ; elle était imprimée du logo du magasin. Elle sourit, se désolant de l'avoir prit par surprise et s'avança à côté de lui. Il ne la quitta pas de yeux. En toute honnêteté, il la trouvait très belle. Toujours aussi souriante, elle le salua d'un geste de tête.

« Je peux vous aider ? répéta t-elle nerveusement.
_ Oui, je voudrais acheter cette guitare. »

___ Elle fronça les sourcils. Ne s'attendant pas à cette réaction de sa part, il l'interrogea doucement du regard. Elle s'approcha alors de l'instrument et se mit à tourner autour. Elle semblait chercher quelque chose. Elle finit sa course derrière la guitare et en tira un bout de papier. Il se trouvait relié au model par un petit cordon de plastique.

« Vous savez qu'elle vous coûtera dans les 9246 £ ? »

___ Daniel bloqua. 9246 £, c'était énorme ! Il doutait même s'il avait même assez sur son compte bancaire ; elle était très chère. Il resta un instant sans rien dire, restant sur les dernières paroles de l'employée. Puis il lança un petit regard sur la guitare. Elle était très belle, trop belle. Il la le lui fallait. Il avait peur de le regretter s'il ne la prenait pas. Sa résistance flânait. Le prenait-il ? Ne la prenait-il pas ? Il réfléchissait. Mais sa décision fut vite là : « Il me la faut » se répétait-il sans cesse. « Il me la faut ». C'était son cadeau et il avait tout de suite craqué dessus. Il savait qu'il devait la prendre. Cette fois-ci, il fut sans doute, elle était à lui. Bien décidé, il sourie à la jeune femme.
___ Il ne tenait presque plus en place. La caissière, derrière son comptoir enfilait le précieux achat dans sa house. Précipitamment, Danny sortit la carte du sac et la lui tendit. Il s'empressa ensuite de taper son code de carte bancaire et l'échange fut fait. Tapotant à vitesse grand V les touches de sa caisse, un bout de papier blanc s'imprima et Daniel sortit de la boutique juste après l'avoir récupéré. Le monde se ré offrit à lui puis il passa sur la bordure de face.

___ Les effets sonores de la télévision se répandaient dans toute la maison. Danny, qui se trouvait en cuisine, entendait les fusils et canons exploser. Depuis l'après midi, le temps s'était gâté et les nuages avaient complètements envahis le ciel sombre. On ne distinguait même plus les étoiles, ni la Lune. Saisissant son plateau, il brun enfourcha d'un pas prudent le chemin du salon prenant bien soins de ne pas renverser le contenu de son plateau. Il posa délicatement les verres sur la table face au canapé sur laquelle débordaient négligemment les pieds du batteur. Daniel souffla et jeta un furtif regard sur l'horloge ; 20h34. Il soupira de nouveau et partit en direction de la salle de bain. Dans le couloir, il pouvait entendre résonner les sons de basse de Dougie. Il sifflota doucement l'air et entra dans le sanitaire. Violemment, il retira son t-shirt et ses chaussures. Il posa tout sur le portemanteau et fit couler l'eau dans la baignoire. Le sol glissait sous ses pieds nus et le froid de celui-ci lui glaça le sang. Mais une fois l'eau à température acceptable, Danny grimpa dans la douche et laissa la chaleur s'emparer de sa peau.

________ 20h48
___ La serviette enroulée autour de sa taille, Danny sortit de la salle de bain laissant la chaleur de la pièce envahir le couloir. Pris de froid, il couru presque jusque dans sa chambre. Il prit un t-shirt propre traînant par là et l'enfila juste après avoir retiré la serviette de bain. Il prit ensuite quelques minutes pour se regarder dans le miroir. Ses traits étaient tous nettoyés et ses bouclettes laissaient des gouttes chaudes tombées sur le tissu blanc du t-shirt. Dire que hier encore il avait un an de moins.
___ Alors que Dougie jouait un simple air de Silence is a scary sound, des cris vinrent se mêler à la mélodie. Tom. Inquiet, Danny entrebâilla la porte et passa sa tête à l'extérieur. Il était dans le salon, avec Harry.

« C'est horrible !
_ Calme toi Tom, cet argent n'a pas pu disparaître comme ça. »

___ Ces quelques mots eurent suffit pour que Daniel juge cette conversation importante. Dougie avait arrêté de jouer ; sans doute interpellé par les cris lui aussi. C'est ce que Danny confirma quand le petit blond sortit de ses appartements. Apercevant Danny écouter lui aussi, il s'interrogea.

« Qu'est ce qu'il s'passe ?
_ J'en sais rien.. » répondit Danny avec un signe de tête.

___ Non convaincu de cette réponse, Douglas éteignit sa chambre et en referma la porte. Il alla ensuite direction salon, sous les yeux toujours incompris de Danny. Apparemment, l'arrivée du bassiste calma l'atmosphère. Daniel put entendre Tom souffler bruyamment puis il reprit :

« Ca va me prendre un éternité à rattraper tout l'argent.
_ T'es bien sûre de n'avoir rien payer avec ta carte dernièrement ?
_ Oui. Et même si je l'avais utilisée ça n' serait sûrement pas pour une somme de 9246 £ ! »

___ Tom sortit alors vite son appareil photo et couru presque -laissant son sac à Danny- prendre son ami en photoshoot. [...] Précipitamment, Danny sortit la carte du sac et la lui tendit. Il s'empressa ensuite de taper son code de carte bancaire et l'échange fut fait.

« Oh non ! » s'affola t-il.

___ C'était lui. C'était lui qui avait prit l'argent, sans y faire attention. L'envie de l'achat l'avait forcé à l'erreur et l'inattention. Il fut vite prit de panique. Il venait de payer son cadeau d'anniversaire avec l'argent d'un autre. Et voilà maintenant que son compte se retrouvait complètement vide. En premier lieu, Danny se calma. Ce serait plus sage de mettre Tom au courant, pensa t-il. Il sortit alors entièrement de sa chambre. Il longea le couloir d'où la lumière du salon en empiétait la fin. Puis il fut dans le salon. Tom était dans le fauteuil à côté de la porte. Il était nerveux. Le silence était complet. Danny vint vite le rompre.

« Que se passe t-il ? »


Taguée, elle

__ 1, Je vais au Bataclan avec ma soeur et ma cousine
__ 2, Je joue à Rayman contre les Lapins Crétins
__ 3, Je suis actuellement en enregistrement de deux chansons
__ 4, Je suis une grande fan de Tom Felton
__ 5, Je joue tous les jours au Sims 3
__ 6, Je haie la cigarette
__ 7, Je suis accro à Tomb Raider
Je ne tague pas ______________________________

# Posté le mercredi 05 août 2009 08:39

Modifié le jeudi 06 août 2009 09:42

Chapitre 3

___ Tous les regards se posèrent sur lui. Il se sentit bien mal à l'aise, l'ambiance était très tendue. Dougie ne semblait pas vouloir expliquer la situation. Idem pour Harry. Le bouclé jeta alors un regard interrogateur à sa gauche ; Tom. Il fixait le sol, la colère était apparemment présente dans ses yeux marron. Sa respiration était plus bruyante qu'à l'anormal. Ses narines se dilataient à chaque expiration. Danny eut bien comprit qu'il allait devoir faire preuve de tact pour tout lui avouer. Connaissant son ami, il savait qu'il n'y avait pas plus incontrôlable lors d'une colère noire que lui. Le blond leva les yeux sur lui.

« J'ai plus d'argent, affirma t-il durement. Un salopard m'a vidé mon compte bancaire ! »

___ Il parlait de lui. Sans aucun doute, c'était lui ce salopard.

« Tom, je crois que c'est moi.
_ Pardon ? » Il ne sembla pas comprendre. Mais ses mots parurent d'un seul coup étrangement plus doux.
« Je.. c'est moi qui t'es vidé ton compte.
_ Quoi ? » Ses paroles commençaient à prendre de l'amusement et de la moquerie. Il ne le croyait pas, c'était évident.
« Tout à l'heure, au magasin, j'ai malencontreusement utilisé ta carte pour un petit achat. »

___ Tom restait figé, comme si cette unique phrase ne lui suffisait pas et qu'il savait qu'il y avait obligatoirement une suite. Daniel continua.

« J'l'ai pas du tout fais exprès.. j'ai pris le premier truc qui fut à ma portée.
_ Attends.. t'as payé un truc à toi avec ma carte ?
_ Umh, oui, hésita t-il.
_ Mais qu'est ce qui a bien put te coûter si cher ?
_ Mon cadeau d'anniversaire. »

___ Cette fois ci, Daniel put voir de la surprise dans le regard de Tom. Il y croyait à peine. Comme si Danny était son gosse et qu'il l'avait étançonnement déçu. Il voulait dire quelque chose, mais ça ne sortait pas. Il commençait à comprendre ; c'était son meilleur ami qui venait de lui vider son compte. Il demeurait choqué de la situation. Il se leva, toujours le regard limpide puis se plaça devant Daniel. Il appréhendait.

« Pourquoi t'as fais ça ? demanda calmement le blond.
_ Mais je l'ai pas exprès ! »

___ Son vis-à-vis ne disait rien. Il attendait sûrement des excuses. Quant à Danny, il ne savait pas trop quoi répondre. Il l'avait blessé, il le savait. Et il devait absolument réparer ça ; jamais il ne se pardonnerait de lui avoir fait un coup de la sorte.

« Je suis désolé Tom.
_ Ce.. ce n'est rien. » Il mentait sur ses mots. Ce n'était pas rien, de l'argent ce n'est pas rien. Danny devait arranger tout ça.
« Le problème est plutôt comment est-ce que tu va me rendre tout cet argent.. ? »

___ Danny songea une seconde. Rendre la guitare ? Non, jamais ! Il ne pourrait pas, il s'y était trop attaché et avait hésité assez longuement avant de la prendre. Non, il ne pouvait pas se permettre de la rendre. Il pouvait peut-être transvaser l'argent de son compte à lui sur celui de Tom ? Non, il n'y avait même pas le quart de la somme dans son compte. Un prêt ? Les prêts et les échanges n'avaient jamais vraiment étés le point fort de Danny. Non, c'était beaucoup trop complexe.
___ Non, il ne savait pas quoi faire.

« T'inquiètes pas, bafouilla-t-il. Je te jure que je vais te rembourser. Et ça dans un délai plus court que tu n'as jamais vu. » Tom lui lança un regard anxieux. « Tom, je te le promets »

________ 13 Mars, 09h58

___ La roulette de sa souris montait, descendait.. Daniel, la tête dans son écran d'ordinateur cherchait une quelconque bonne offre de bouleau depuis plusieurs heures. Rien et toujours rien. Il ne trouvait absolument rien qui pourrait lui faire rembourser l'argent avant les six ans. Enervé, il quitta sa fenêtre Internet. Il souffla bien fort en s'engouffra dans son dossier de chaise. Son regard était vide et perdu. Que pouvait-il bien faire ? Le blanc de son plafond était semblable à celui de son esprit. Clair, vide, fluide et complètement plat. Une pause, il devait faire une pause. Il sortit d'un pas las de sa chambre et partit se servir un verre. Le soleil était d'actualité ce jour là. Presque aucun nuage dans le ciel ne couvrait les rayons de l'étoile.
___ La fenêtre de la cuisine était ouverte et les courants d'airs dressèrent bien vite les poils des jambes de Danny simplement couvertes d'un caleçon noir. Il frissonna vivement et referma violemment l'ouverture. Il rabaissa la poignée et regarda une seconde à travers la vitre. Tom venait juste de rentrer. Il avait garé sa voiture sur la gauche et prenait le chemin de la porte, le courrier à la main. Le pauvre, s'attrista solitairement le bouclé, il m'a fait confiance et j'ai tout gâché. Il quitta la fenêtre et s'appropria une canette d'alcool. Le fracas de la porte du frigo s'étala en même temps que celle de l'entrée. Tom venait juste de la refermer.

« Harry ! Tu peux v'nir une seconde ? » cria t-il depuis l'entrée.

___ Harry était apparemment réveillé depuis longtemps. Sentant fraîchement le savon, il s'encaissa dans le salon en sifflotant. Daniel les observait sans gênes. Tom était sur la chaise, le dos tourné à la cuisine et Harry vint se caler à ses côtés sans apercevoir le guitariste. Il jeta un regard sur les papiers de la table et souffla : « Arh, les factures. ». Comme tous les mois, les factures arrivaient le 13.
___ Tom, acquiesça durement puis se retourna vers son compère.

« Je vais pas pouvoir payer ma partie ce mois ci Haz. Ca t'embête si je te demande de m'avancer ? Je te rendrais l'argent dès que toute cette affaire s'ra arrangée.
_ Non. Y'a aucun soucis Tom.
_ Merci, finit-il par dire entre un sourire.»

___ Harry quitta la salle. Le blond se retrouva seul dans la pièce. Il semblait pensif. Les mains dans ses cheveux dorés, les rayons de soleil qui perçaient la fenêtre reflétaient son visage sur le verre de la table. Danny, sa boisson à la main sentit comme pincement. Il s'en voulait affreusement. C'était de sa faute s'il se retrouvait à court de biens. Il lui avait retiré tous plaisirs d'acheter. Et voila qu'il se devait tous de l'argent entre eux. Oh oui, il s'en voulait. Il s'efforça tout de même de sourire et entra dans le séjour. Tom l'avait entendu, mais il ne tourna la tête que quand Danny fut assit sur la chaise voisine. Il lui sourit. Danny le lui rendit. La discussion s'en arrêta là ; Tom renfourna son nez dans les papiers. Il avait l'air désespéré de tous ses chiffres. Compréhensible, il en était totalement dépassé. Horriblement gêné, le bouclé se permit un raclement de gorge sous le regard vexé de son ami. Il ne répondit pas. Daniel insista, ce qui attira tout de même le désagrément du blond. Mais, il garda son calme ; vu la tension qu'il y avait il se dit que s'énerver n'était sûrement pas la bonne solution. Il se contenta de changer de position sur sa chaise et relie son courrier.
___ Daniel, visiblement impatient, entreprit la discussion.

« Je me suis levé tôt ce matin.
_ Mmh...
_ J'ai cherché un petit boulot sur Internet.
_ Mmh... »

___ Danny, se vexa. Il voyait bien qu'il ne lui envoyait aucun signe de compassion. A son plus grand regret d'ailleurs. Il baissa son ton de voix. Ca ne valait pas la peine de continuer, surtout pour lui dire qu'il n'avait absolument rien trouvé. A quoi cela rimerait ? Il se contenta de poser ses yeux sur sa bière. Il était pensif ; il pensait à une solution secours, une issue. Espérant la trouver dans la fente de sa canette, ce fut dans la voix de son ami qu'il eut un déclic.

« Ecoute Dan, je suis désolé si en ce moment je suis un peu.. méchant. Mais ce n'est pas du tout contre toi, je suis juste un peu soucieux avec toute cette histoire. Mais ne va surtout pas croire que je t'en veux, t'entends ? »

___ Il acquiesça d'un signe de tête. Il se permit même de sourire béatement. Ces deux courtes phrases avaient suffit pour qu'il se sente mieux, rassuré.
___ Ils se regardèrent longuement dans le blanc des yeux s'échangeant quelques mots que seuls eux arriveraient à déchiffrer. Oui, Danny se sentait vraiment plus rassuré. Et Tom reprit occupation à ses feuilles.

________ 11h58

« Bonjour et bienvenue sur la chaîne ! »

___ Il était bientôt midi, le silence était presque parfait et de faibles courants d'airs se glissaient sous les vitres des fenêtres ouvertes. Dans le salon, Danny y résidait entre les coussins. Les yeux rivés sur l'écran de télévision, les images des informations se reflétaient à travers ses pupilles humides. La fatigue rendait ses traits peu actifs et regarder les nouvelles avec attention en devenait pénible.
___ Pour se réveiller doucement l'esprit, il se leva difficilement et décida de se noyer légèrement avec un café coupé. Il poussa les coussins et franchit d'un pas lourd la cuisine. La voix off sortant des hauts-parleurs le suivit jusque sous le porche quand une information importante attira l'attention du bouclé.

« Aujourd'hui, tôt ce matin, une brigade de gendarmes en patrouille mit enfin la main sur un des vendeurs de substances illicites très courtisé dans les rues de Londres. Cela faisait plusieurs semaines qu'ils essayerait de lui mettre la main dessus ; plusieurs jours de travail et de recherche enfin récompensés. »

___ Daniel se retourna bien vivement et examina l'écran. Une bande de deux trois policiers tenaient un homme par l'arrière. L'un tenait les mains, l'autre les épaules et le dernier tenait en place le bout de tissu qui avait été mit sur la tête de l'individu afin qu'on ne voit pas son visage. Soudainement, il eut comme un flash black. Précipitamment, il prit son téléphone qui traînait sur la table basse et composa un numéro. Ca sonnait. Il semblait être inquiet, anxieux. Plusieurs bips sonores résonnaient et Danny paniquait à chacun d'eux. Ne tenant pas sur un seul espace, il se rongeait les ongles quand on décrocha. Il bloqua.

« Darren ? »

# Posté le vendredi 14 août 2009 09:48

Modifié le vendredi 14 août 2009 09:59

Chapitre 4

___ Personne ne répondit. Son c½ur se mit à chanceler.
___ Darren. Il ne l'avait pas appelé depuis l'automne dernier. C'était un très fidèle ami, bien qu'il ne fut jamais vraiment pour ses occupations et passe temps ni même sa façon de se faire l'argent - il était très sympathique et toujours près à aider les autres.

« Darren ? C'est Daniel, insista t-il.
_ Ah, j'ai eu peur Dan. »

___ Il souffla, son ami allait bien.

« Putain, mais qu'est-ce que tu deviens ? Excuse moi de t'avoir fait peur, j'ai cru que c'était encore la police.
_ Je t'appelais parce-que j'ai entendu qu'il y avait un petit vendeur de drogue réputé qui s'était fait prendre. J'ai cru que c'était toi. Et quoi, t'as des problèmes avec les flics ?
_ Ouais, ils sont de plus en plus costaud en ce moment. Et merci d'avoir pensé à moi, ça fait plaisir d'entendre le mot réputé en parlant de moi, plaisanta t-il.
_ Qu'est ce que t'as fait encore ? continua t-il, plus décontracté.
_ Tu ne devineras jamais le truc que je me suis offert, une super Mercedes, tu sais le nouveau model qui est sortit en noir. Cette merveille est toute à moi !
_ Comment tu fais ?
_ Tu vois la plus belle chose qui existe au monde que tu appel merde ? Et bah c'est les 90% de ma caisse.
_ T'as toujours pas arrêté de vendre ça à ce que je vois.
_ Non, et je ne suis pas près de stopper. Je vise une croisière dans les caraïbes maintenant. Si tu savais comment que je m'enrichi avec cette poudre ! »

___ Si tu savais comment que je m'enrichi avec cette poudre !... Si tu savais comment que je m'enrichi avec cette poudre !
___ Etrangement, cette phrase se répéta plus d'une fois dans la tête du guitariste. Qu'aurait-il fait à ce moment pour ne pas y avoir pensé.
___ Il repensa à tout ça, sa guitare, ce compte, cet argent. Il en était déconcerté. Tellement, que son esprit commençait à en devenir dingue. Une idée de folie lui traversa la tête. Une idée noire, une idée sordide. Il réfléchit un instant puis finit par devenir plus sûre de lui.

« Dis-moi Darren, est ce qu'il y aurait un moyen à ce que je vienne pour ta prochaine affaire ?
_ Bah.. pour quoi faire ?
_ J'en sais rien. Pour voir. »

___ Darren resta silencieux. Daniel jugea qu'il était préférable de ne rien ajouter. Son ami semblait déjà assez surprit de sa question. Mais Darren reprit bien vite confiance et accepta.

« Dans ce cas, tu tombes bien. J'ai un client que je dois voir dans vingt minutes. Je t'emmène ? »

________ 11h45

___ Au volant de sa nouvelle voiture black, Darren conduisait en tout prudence avec Daniel à ses côtés. Les nuages avaient eues le temps de recouvrir les rayons du soleil et les gouttes de pluies semblaient arriver à grands pas. Dans une rue à moitié vide, ils roulaient à une vitesse acceptable quand le véhicule tourna sur la droite. Il ralentit d'un seul coup. Le client ne devait pas être très loin. Darren jetait des regards des deux côtés de la route et finit par s'arrêter net sur le bord de la chaussée. Le bruit du moteur laissa place au chant sourd du vent londonien. Daniel resta intimidé quelques secondes dévisageant le paysage puis finit par interrompre le silence.

« Il n'est pas là ? »

___ Darren ne répondit pas. Il se contenta de se pencher sur la gauche et d'ouvrir sa boîte à gants. Sous l'½il étonné de Danny, il fouilla bien bruyamment dans la mâle. Eparpillant tout de tous les côtés, Darren finit par sortir un revolver. Il le sortit et le dissimula rapidement sous sa blouse. Danny n'en revint pas. Il acquit d'énorme yeux puis interrogea son compère.

« Je peux savoir ce que tu fais avec ça ?
_ Il est là. » rétorqua Darren ignorant Daniel.

___ Il ouvrit sa portière et termina sur le trottoir de droite. Danny l'observa durement. Il le vit enfiler son arme dans sa ceinture et enjamber son chemin sur la route. Mais il se stoppa et fit demi tour. Il se pencha sur la vitre de Danny.

« Tu comptes rester là en tant que spectateur ? Daniel resta inerte. J'croyais que tu voulais voir, viens faire partie du spectacle. »

___ Danny avala difficilement sa salive et sortit de la voiture. Son c½ur battait très fort. Il sentait ses tempes vibrer à chaque battement. Comme si d'énormes blocs de plomb lui écrasaient le tête. Mais il revint vite à la réalité quand il aperçu une silhouette au loin, derrière l'immeuble en briques rouges.
___ Darren tenait la route et Danny, lui, suivait. Il n'y avait pas une seule voiture et même les maisons semblaient être totalement vide. Le ciel était maintenant tout gris et plus aucuns oiseaux ne survolaient les alentours. Il en était terrifié. Comme dans les films de science-fiction lorsque vous êtes dans un endroit flippant et qu'une musique stressante vous accompagne sur votre route. Mais Danny reprit bien vite ses esprits quand Darren s'arrêta juste de l'autre côté de la rue. Il scruta les alentours et d'un geste rapide posa sa capuche sur sa tête. Danny sembla qu'il était plus prudent de l'imiter. Ce qu'il fit.
___ La ruelle était encore plus sombre que la rue. Les poubelles ne s'étaient pas vidées depuis plusieurs jours, les briques semblaient vouloir s'écrouler et des grattements sourds sur le sol laissaient penser que les rats étaient propriétaire des lieux. Au fond, un homme vêtu d'une longue veste couleur sombre et d'un chapeau s'appuyait sur le mur. Daniel sentit son c½ur se serrer. Ne cessant de se retourner, sa respiration était très bruyante ; on aurait pu l'entendre à des kilomètres à la ronde. Ses mains étaient tremblantes et son esprit restait fixé sur le fait que son ami était armé. Il n'eu pas le temps de se calmer qu'il était déjà face à l'individu. Aucuns ne prit la peine d'enlever sa capuche – qui est un simple acte de politesse – que la marchandise était déjà sujet de conversation.
___ Darren effectua un petit geste de la tête « Sûrement pour dire bonjour » songea Danny. Il prit un air menteur et fit de même. L'inconnu le lui rendit. Il sentit tressaillir. Il parlait avec un inconnu, lui vendait des cochonneries illégales dans une rue avec un acolyte armé. Il paniquait, tellement que des gouttes de sueur coulaient sur son front. Et ce ne fut que le début. Il étouffa un cri quand l'homme tira doucement son veston pour laisser paraître un pistolet. Un neuf millimètres plus précieusement. Danny avait eut la chance d'en connaître le nom dans les séries policière. Ce fut bien son horreur quand il le vu. Il n'avait pas droit à l'erreur. Autrement, il savait que l'homme n'hésiterait pas une seconde à tirer. Il essaya alors de se ressaisir sans succès très convaincant. Les mains dans les poches il n'osait lever les yeux vers ses compères. Mais sa curiosité fut bien plus forte que la peur. Il jeta un faible regard vers ses compagnons et ce fut pour lui le pire moment de la journée. Darren poussait son blouson vers l'arrière exposant son arme par l'occasion. « Tradition de hors la loi ? » s'emporta Daniel dans sa tête. Son ami sortit ensuite un petit sachet transparent. A l'intérieur, une poudre blanche - qu'on aurait pu qualifier comme de la farine - le remplissait. Darren le lui tendit. Daniel sentit comme une énorme pression monter en lui. Que devait-il faire ? La prendre ou bien partir en courant ? Il obtient bien dangereusement la première solution. D'une main toujours aussi tremblante, il saisit lacement le petit paquet. Darren semblait chercher quelque chose dans sa poche, il jeta alors pour la deuxième fois un regard vers l'homme. On ne voyait pas ses yeux. L'ombre de la capuche les cachait parfaitement. Un frisson lui parcouru le corps. Il venait même juste de se rendre comte qu'il ne tremblait pas seulement des mains, mais de tous ses membres et la chaleur ne cessait de monter. Mais, vêtu d'un bon métabolisme, il arriva à garder contrôle de lui même. Il prit un air fort et fit d'un regard dur et froid :

« T'as d'quoi payer ? »

___ Mais à quoi est-ce que je joue ?

« C'est 58,97 £ les cinq-cent grammes, tu l'sais ça ? »

___ Je pète complètement les plombs..

___ L'individu sembla se vexer mais garda son sang-froid. Il fouilla silencieusement dans sa poche gauche et en sortit une pognée de billets. Il les passa entre son index et son majeur et les tendit bien gracieusement face à Danny. L'incompréhension s'empara du regard de Danny. Devait-il prendre l'argent. Apparemment, Darren ne se sentait pas apte à les prendre et avant qu'ils ne se fassent arnaquer, Danny décida de les prendre. Il les saisit les froissant quelque peu et les fourra dans sa poche. L'homme acquît un petit ricanement – sûrement du à la perte de Danny – et prit la sortit de la ruelle. Danny sentit peu à peu la température redescendre et son c½ur semblait reprendre une allure normale. Mais il fut tout de même inquiet ; il était toujours dans un coin paumé loin de la ville et la police pouvait les prendre à n'importe quel moment. De plus, Darren ne semblait pas vouloir bouger d'un pas.

Taguée, par elle et comme j'ai été de très nombreuses fois taguée,
je ne trouve désesperemment plus rien à dire. Je suis vraiment désolée.

# Posté le samedi 22 août 2009 09:43

Modifié le lundi 24 août 2009 08:55